Une fiction dans un contexte historique

sceau-1685OCTOBRE 1685…

L’Édit de Fontainebleau vient révoquer celui de Nantes et mettre un point final à l’existence du protestantisme français.

C’est ce que pensent ses auteurs et ce que croit Louis XIV.

Juillet 1702, Les Cévennes profondes…

Alès, Nîmes, Montpellier, les villes sont loin. Que dire de Paris, Versailles ?

Les hauts personnages qui vivent en ces lieux ne s’aventurent pas en Gévaudan ou sur les pentes de l’Aigoual.

C’est au cœur de ces montagnes que le principe protestant reprend vie entre ceux qui y vivent, s’y cachent, s’y rassemblent et les parcourent au quotidien.

Les Cévennes s’échauffent, s’agitent, deviennent dangereuses.

Les assemblées secrètes appelant à la révolte armée se multiplient. Les bandes de ceux que l’on n’appelle pas encore « camisards » se forment dans la violence et la crainte, entre l’écoute des sermons inspirés des prophètes, l’agitation du passage à l’acte et, déjà, le tourment des pouvoirs à prendre.

Gonflés de Bible et de colère, les fous de Dieu, se jaugent, se testent, se stimulent, se repoussent, se rassemblent enfin…

L’action est imminente.

Le meurtre de l’abbé Du Chayla par les inspirés marque le premier acte de la Guerre des camisards.

C’est l’explosion furieuse des huguenots provoquée par les cruautés de cet abbé désigné, en Cévennes, comme le grand tortionnaire des protestants.

Du Chayla est mis à mort par les premiers camisards dans la nuit du 24 juillet 1702, peu après 21 heures.

La pièce débute le 23.

10 communes accueilleront 13 représentations données entre le 25 juillet et le 8 août 2017 vers 21h en fonction du coucher du soleil. Le lieu de la représentation est accessible à partir de 18h.